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Melilotus offinalis (L.) Lamarck

 Mélilot officinal

 Fabaceae


Méd. Mell. Alim.

 

Europe, Afrique du Nord, Asie.

 Autres noms :

Mélilot jaune, Casse-lunettes, Couronne royale, Luzerne bâtarde, Trèfle des mouches.

Étymologie :

Du grec meli : miel, lotos : lotus

 Historique :

Hyppocrate l’utilisait déjà pour apaiser les ulcères.

Les Egyptiens utilisaient le Mélilot contre les maux d’oreilles, les coups et le considéraient comme magique, éloignant la mort.

Nos anciens disaient que cette plante donnée à un ivrogne furieux faisait tomber immédiatement sa fureur provenant de l'ivresse.

Au Moyen Âge, il n'y avait pas une seule préparation magique sans que le Mélilot n'y soit mêlé.

Au siècle de Molière, il soigne tous maux de ventre, d’yeux, de dos, les tumeurs et les œdèmes.

 Habitat :

Friches, champs, bords de chemins.

 Identification :

Plante herbacée, bisannuelle, de 40 à 120  cm de hauteur, à tiges cylindriques, striées, dressées.

Les feuilles alternes sont formées de trois folioles oblongues à bords dentés. Stipules lancéolées à la base.

Les fleurs, petites, jaunes, odorantes, sont disposées en grappes étroites dressées. Floraison de mai à septembre.

Les fruits sont des gousses ovoïdes, vert noirâtres à maturité, contenant 1 ou 2 graines.

 Culture et reproduction :

Le Mélilot peut croître jusqu'à 2 200 mètres d'altitude. Il demande un sol sec, drainé et ensoleillé.

On peut le semer au printemps en mars-avril ou bien à l'automne dans un sol bien ameubli. Il y aura une meilleure levée si on laisse tremper les graines dans l'eau pendant 24 h avant le semis.

On le récolte à la fin du printemps.

 Il est particulièrement apprécié des abeilles; il peut aussi fournir un bon engrais vert.

 

 Propriétés :

Principes actifs :

Flavonoïdes, coumarine et huile essentielle. En pourrissant, le Mélilot produit du dicoumarol, un puissant anticoagulant.

 Médicinales :

Veinotonique, vasculoprotectrice, analgésique, anti-inflammatoire, antispasmodique, antiseptique, diurétique.

Utilisation :

Thérapeutique :

Traitement des symptômes de l’ insuffisance veineuse (jambes lourdes et douloureuses, varices, hémorroïdes).

Le Mélilot diminue également les risques de phlébite et de thrombose.

Régularise la fonction lymphatique ( œdèmes, gonflements).

Légèrement apaisant et antispasmodique, il est prescrit en cas d'insomnies (notamment chez l'enfant), d'anxiété et en cas de digestions difficiles, de ballonnements et de flatulences, ainsi que contre les maux de ventre.

En applications locales, utilisé dans le traitement des ecchymoses et des piqûres d’insectes.

Alimentaire :

Les feuilles et surtout les fleurs dégagent en séchant un parfum suave proche de la vanille, elles s’utilisent en infusion ou pour aromatiser les plats sucrés telles les crèmes. Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées crues aux salades comme condiment.

Les graines ont servi d’épice (certains fromages étaient autrefois parfumés de graines ou de fleurs)

 Parties utilisées :

Feuilles et sommités fleuries

Toxicité :

Plante fourragère, mais elle risque de provoquer chez les bovins la maladie du « Mélilot gâté » lorsque le foin mal séché fermente. La coumarine se transforme alors en dicoumarol, agent anticoagulant, dont l'ingestion peut provoquer des hémorragies

Contre-indication :

Prise d’anticoagulants.

 Médecine vétérinaire :

Posologie :

 Bibliographie :
Voir Bibliographie générale

Encyclopédie des plantes médicinales – Ed. Larousse

Secrets d’une herboriste – Marie-Antoinette Mulot

Guide de la Phytothérapie – Dr Jörg Grünwald / Christof Jänicke - Ed. Marabout

fr.wikipedia.org

www.eurekasante.fr

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