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Hypericum perforatum L.

Millepertuis

 

Hypericaceae

Alim. Méd.

 

Europe, Hémisphère Nord

Autres noms :

Herbe aux mille trous, Herbe percée, Chasse-diable, Herbe de la Saint-Jean.

Étymologie :

Provient de l’ancien français « pertuis », trou.

Historique :

La réputation du Millepertuis comme vulnéraire et cicatrisant remonte à l’Antiquité. Au Moyen Âge, il devient une herbe magique destinée à se protéger des mauvais esprits et à chasser les sorcières d’où son nom de Chasse-diable. C’est l’herbe de la Saint-Jean qui s’épanouit au solstice d’été et qu’on suspendait en bouquets devant les demeures pour les protéger.

Au XIX ème siècle, c’est l’huile rouge, obtenue par macération au soleil des fleurs dans l’huile d’olive, qui fournit un médicament cicatrisant contre les brûlures. Cazin la préconise contre les affections pulmonaires chroniques. A la fin du XX ème siècle, la teinture était recommandée en Amérique contre les manies et l’hystérie. Dans les années 1980, les premières indications par voie orale comme antidépresseur apparaissent en Allemagne.

Habitat :

Dans les lieux incultes comme le bord des chemins ou haies.

 Identification :

Plante herbacée vivace de 40 à 60 cm de haut. Ses tiges dressées et rougeâtres portent des feuilles vert foncé opposées, à limbe entier bordé de noir. Ses feuilles sont couvertes de ponctuations translucides renfermant de l’huile essentielle d’où son nom d’Herbe aux mille trous, Herbe percée, Millepertuis. Les fleurs, groupées en panicules, sont formées de cinq pétales jaune d’or, aux étamines soudées en trois faisceaux et laissent apparaître trois styles et stigmates rouges. Les fruits forment des capsules ovoïdes renfermant des graines minuscules.

Culture et reproduction :

On le cultive par semis au printemps ou par division du rhizome en automne.


Propriétés :


Principes actifs :

- Composés phénoliques (hyperforine)

- Naphtdianthtones (hypéricine)

- Flavonoïdes

- Proanthocyanines

- Huile essentielle


Médicinales :

Antidépresseur, anxiolytique, antiviral, antioxydant, cicatrisant, anti-inflammatoire, astringent.

Utilisation :

Thérapeutique :

Activité antivirale et antiseptique, traitement des dépressions légères, troubles du sommeil.

En médecine populaire : plaies, brûlures et ulcération, goutte, rhumatisme, asthme, mauvaises digestions.

Alimentaire :

Infusion, liqueur, teinture, à base de sommités fleuries.

Parties utilisées :

 Cueillir les tiges florales entières ou les inflorescences, en été. Les fleurs peuvent être ouvertes partiellement ou bien épanouies. Sécher rapidement à l’ombre.

 Toxicité :

Contre-indication :

Risque de photosensibilisation.

Inhibiteur de recapture de la sérotonine.

A éviter pendant la grossesse et l’allaitement.

 Médecine vétérinaire :

Anxiolytique, balsamique, spasmolytique, cicatrisant, vulnéraire, bactéricide, antiviral.

Posologie :

- Interne : Troubles du comportement, bronchite, ulcère gastrique ou duodénal.

- Externe : brûlure légère, plaie, contusion, crevasse.

 Bibliographie :
Voir Bibliographie générale

Encyclopédie des plantes médicinales – Ed. Larousse

Guide de la Phytothérapie – Dr Jörg Grünwald / Christof Jänicke - Ed. Marabout

www.wikipedia.org.

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