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Arnica montana L.

Arnica

 

Asteraceae

Méd. Mell.
Toxique

Europe, Ouest de l’Asie

 

Autres noms :

Plantain des Alpes, Tabac des Vosges ou des Alpes (allusion à l’ancien usage de ses feuilles), Herbe aux chutes, Bétoine des montagnes.

 

Autres espèces :

Arnicachamissonis (Less.)

thérapeutiquement équivalente à Arnica montana, cultivée en Russie et en Allemagne.

Etymologie :

Du grec arnakis qui désigne une peau de mouton, allusion à la texture laineuse de ses feuilles.

montana   montagne en latin.

Historique :

Autrefois, les montagnards fumaient son feuillage aromatique.

En Europe, l’origine des usages médicinaux de l’A rnica se perd dans la nuit des temps. En Allemagne, notamment, de très nombreux produits à base d’Arnica sont offerts dans le commerce (teintures, onguents et granules homéopathiques). Cette popularité a d’ailleurs mis en péril

l’Arnica montana au point que les autorités allemandes en ont réglementé l’exploitation.

Habitat :

Pâturages, prairies d’altitudes.

Dans certains pays c’est une espèce protégée.

En France, la cueillette est réglementée.

 

Identification :

L’Arnica est une plante herbacée vivace. La rosette basale se développe la première année à partir du rhizome ; elle présente quatre à six feuilles ovales lancéolées, sessiles, poilues sur leur face supérieure, avec des nervures longitudinales prononcées. Pouvant atteindre 50 cm, le pédoncule poilu et glanduleux se développe la deuxième année et présente une paire (trois au maximum) de feuilles lancéolées opposées en croix.

L'inflorescence est toujours terminale (entre 6 et 8 cm de diamètre), la plante ne formant parfois qu’une seule fleur ; il arrive souvent que des rameaux florescents se développent dans les aisselles des paires de feuilles supérieures.
La couleur des fleurs va du jaune d'œuf au jaune orangé et elles exhalent un délicat parfum caractéristique. Les fleurs tubulées sont hermaphrodites et les fleurs ligulées femelles (entre 15 et 25) sont réfléchies de façon irrégulière, ce qui donne à l'ensemble de la plante un aspect hérissé. La floraison a lieu de juin à juillet.

Les fruits développent un pappus à soies de couleur jaune favorisant leur propagation. La reproduction végétative se fait par rhizomes.

Culture et reproduction :

Cette culture reste très aléatoire et doit se situer au-dessus de 800 m d’altitude.

Sol acide, ne supporte pas le calcaire.

Emplacement ensoleillé ou mi-ombre.

 

 

 


Propriétés :


Principes actifs :

Lactones sesquiterpéniques, flavonoïdes, coumarines, dérivés d’acide caféique, huile essentielle (thymol), mucilage, polysaccharides.

Médicinales :

Antalgique, anti-inflammatoire, circulatoire, cicatrisante, immunostimulante, augmente le rythme cardiaque et la pression sanguine, ainsi que le rythme respiratoire, cholagogue,

antispasmodique.

 

Mellifères :

L’Arnica produit nectar et pollen en quantité moyenne ne permettant pas de constituer un miel monofloral qui doit donc être incorporé au miel polyfloral de haute-montagne.

 

Utilisation :

 Thérapeutique :

Bien que, dans le passé, la plante ait fait l’objet d’ usages internes, notamment pour le traitement de troubles cardiaques et respiratoires, on la considère aujourd’hui comme toxique et on ne la conseille qu’en application externe.

 

Réduit les douleurs articulaires : rhumatisme et arthrose, arthrite.

Prévient et traite les douleurs musculaires et les crampes.

Soulage les douleurs dues à des piqûres d’insectes.

Résorbe les ecchymoses, les contusions et les œdèmes.

Traite les entorses.

Soulage les inflammations de la muqueuse de la bouche et du pharynx, les érythèmes fessiers, les coups de soleil, les brûlures superficielles.

Parties utilisées :
Sommités fleuries et rhizomes.

Toxicité :

Voie orale : à forte dose, les capitules d’Arnica peuvent provoquer des troubles digestifs, nerveux et cardiaques. On signale qu’une poignée de fleurs pourrait entraîner la mort.

Son utilisation doit donc être contrôlée par un médecin.

Contre-indication :

Allergie, grossesse.

En usage externe, elle peut provoquer une photosensibilisation.

Ne doit être employée que sur les traumatismes sans plaies ouvertes.

 

Médecine vétérinaire :

 Posologie :

 

Bilbliographie :
Voir Bibliographie générale

Encyclopédie des plantes médicinales – Ed. Larousse

Guide de la Phytothérapie – Dr Jörg Grünwald / Christof Jänicke – Ed. Marabout

fr.wikipedia.org

www.guide-phytosante.org

 

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